mercredi 22 janvier 2014

Les enjeux du numérique


On ne peut plus s’en passer. Sans pour autant arriver aux pires excès, il faut désormais accepter leur existence et, surtout, les intégrer intelligemment dans la vie de nos petits*. Il s’agit bien sûr des tablettes et des contenus qui sont développés pour ces nouveaux supports. 



La publication récente d’une photo montrant un bébé couché dans un landau équipé d’une tablette a agité le web. Une pétition a été lancée pour demander le retrait du marché de ce nouvel appareil. Près de 13.000 signatures ont déjà été collectées.

Il est désormais évident que « l’investissement dans le numérique est la clé ». C’est en tout cas ce que soutiennent de nombreux éditeurs pour la jeunesse dans une déclaration faite à l’occasion de la conférence Launch Kids au Digital Book World 2014 (13-15 janvier).

La France est pour l’instant loin d’atteindre les chiffres de vente qui caractérisent les Etats-Unis, mais le secteur est quand même en développement. Les éditeurs essaient d’exploiter de nouveaux modèles économiques, de rester au contact du marché tout en cherchant la rentabilité – produire une application reste encore cher par rapport aux bénéfices qui peuvent en être tirés –, et d’explorer des domaines inédits. 

© La Petite Bibliothèque Ronde

Le numérique en bibliothèque

Mais qu’en est-il du coté des bibliothèques ? Le milieu est tout à fait réceptif aux innovations. « Que 2014 soit l’année des bibliothèques », avait déclaré Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, en prônant en même temps « un véritable service public numérique de proximité ». Le 10 décembre, par exemple, l’Association desbibliothécaires de France (ABF) a organisé une journée d’études sur le thème :

Enjeux numériques : quelle partition jouer avec les nouveaux outils de lecture ?
Liseuses, tablettes, applications, ebooks font désormais partie de notre quotidien. Mais où en est-on du côté des bibliothèques ? Quelles sont les offres existantes et quels contenus pouvons-nous proposer à nos publics ? De plus en plus d'établissements font le pari de la lecture numérique. Succès, échec, quels bilans peut-on en tirer ?

Des exemples concrets : BibApps




Citons le cas de La Petite Bibliothèque Ronde (PBR) de Clamart qui, depuis déjà cinq ans, met à disposition de ses utilisateurs de 0 à 12 ans des tablettes et des contenus numériques. De plus, elle vient tout juste de mettre en ligne BibApps, la première plateforme d’applications jeunesses collaborative.

 
Voici en quelques lignes, les points forts de ce nouvel outil :


- un catalogue créé par des bibliothécaires pour les professionnels de la lecture publique 

- un programme collaboratif auquel chaque bibliothécaire pourra contribuer en ajoutant des nouvelles applications 

- trois critères d’évaluation : les animations possibles à partir de l’application, sa qualité, et le niveau d’accessibilité pour les publics présentant un handicap.


* Le 17 janvier 2013 une étude – L’enfant et les écrans –  a été publiée par l’Académie de science.

Cet avis de l’Académie des sciences tente donc de rendre compte de façon mesurée des aspects positifs et négatifs rencontrés lorsque les enfants de différents âges utilisent ces divers types d’écrans. Le sujet suscite un intérêt considérable qui a motivé la rédaction de très nombreux articles ou rapports antérieurs. L’originalité de cet avis, préparé sous l’égide de l’Académie des sciences en collaboration avec la fondation « La main à la pâte », est d’intégrer les données scientifiques les plus récentes de la neurobiologie, de la psychologie et des sciences cognitives, de la psychiatrie et de la médecine, avec la réalité rapidement évolutive des technologies numériques et de leur utilisation.


© La Petite Bibliothèque Ronde