jeudi 20 février 2014

Sylvia Lespiègle - Le correspondant, de Marika Maijala et Juha Virta, Cambourakis


 
© Marika Maijala - Cambourakis 2014

Sylvia est assise devant la fenêtre. Enrhumée, elle regarde la neige de mars qui tombe lentement. C’est ainsi qu’elle remarque dans la maison d’en face un garçon à l’air triste et ennuyé. Comme Sylvia le découvre bientôt, il a une jambe immobilisée par un plâtre. La fillette décide alors d’écrire une lettre à celui qu’elle a choisi comme nouveau compagnon de jeu.
Sylvia Lespiègle - Le correspondant raconte l’histoire de la rencontre entre deux enfants, du début de leur amitié et de leurs aventures communes. Quelles soient réelles ou imaginées, peu importe. Bien au contraire. C’est qui compte, c’est en fait le lien qui se crée entre Sylvia et Lucas, et qui donne naissance à une dimension presque parallèle où la fantaisie fait irruption dans le quotidien. Un mécanisme typiquement enfantin.
En somme, cet ouvrage est un livre remarquable sous différents points de vues. D’abord, le format : 135x330 mm, soit un rectangle très allongé, qui contient des illustrations occupant chacune une double page. Les images aux couleurs pastel s’imposent au regard du lecteur par leur richesse. Remplies de détails, elles ne se contentent pas d’illustrer l’histoire. Elles ajoutent de nombreuses informations à la narration bien construite de Juha Virta, qui se permet d’ailleurs un clin d’œil final à Citizen Kane. La luge de Sylvia s’appelle en effet Rose, tandis que celle du héros du film d’Orson Wells porte le nom de Rosebud. A travers ses dessins délicats, la Finlandaise Marika Maijala parle des caractères des personnages, présente leurs vies qui se rapprochent de celle du lecteur, mais qui se déroulent dans un environnement complètement diffèrent, comme peut l’être un pays d’Europe du Nord. 

Juha Virta et Marika Maijala
Traduit du finnois par Kirsi Kinnunen
Cambourakis, 2014


© Marika Maijala - Cambourakis 2014
© Marika Maijala - Cambourakis 2014